Fred's Diary

Méga Brush

brushing gonflé
– Un brushing, s’il vous plaît.
– Oui. « Comment que je le fais? » (entendu dans la bouche d’une vraie coiffeuse)
– Comme d’habitude, beaucoup de volume…

Ce brushing de type « gonflé » fait fureur dans le 16ème arrondissement de Paris et dans quasi tous les milieux un peu bourgeois du monde. Comme un signe de reconnaissance, le truc qui se fait quoi!
On sait même plus pourquoi. Ça a sans doute commencé dans les années 60. Ça se crêpait pas mal la touffa à l’époque. Et elles ont continué sans trop se poser de questions.

41600 euros… voilà le prix que « cette femme » a dépensé à raison d’un brushing par semaine à 20 euros pendant 40 ans.
Son mari serait ravi de l’apprendre je pense…
Barbara Cartland
Cette photo est juste folle ! Le brush, le chien, Barbara Cartland en bonbon rose qui louche: T.M.I (Too Much Information!!!!)

Je ne sais pas trop quoi en penser. A priori je trouve ça dommage, je peux pas dire laid, non. Juste dommage.
Pour moi c’est comme être attaché à un radiateur toute sa vie, prisonnière. Rien ne bouge, surtout pas – malheur! – si une mèche bougeait – mon dieu! fin du monde! – Aaaaahhh.
D’un autre coté avoir une montgolfière sur la tête ça doit être réconfortant. Elles doivent se sentir protégées ces femmes-là. Comme un bouclier. Peut-être que ça fait airbag, qui sait?

Ça vous fait quoi vous? Vous en pensez quoi?


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  1. Cela me fait beaucoup rire ! Et je suis contente de laisser vivre mes cheveux sans dépenser 41600 euros : il y a de quoi s’acheter beaucoup de jolis headbands pour ce prix là et même les magnifiques bijoux de tête d’Anna Rivka =)

  2. moi ça m’effraie un , comme si j’avais à faire à des êtres macroencéphales venus d’une autre planète…. si finalement c’était la forme de leurs têtes et pas le volume de leurs cheveux…. ça fait flipper hein?

  3. ça me donne l’impression que c’est une autre époque, réservé à la femme agée (riche ou non mais d’un certain rang social) et pourtant tu le dis, il y a toujours des personnes accros à ce style aujourd’hui.
    Par contre, je pense que si TOI, tu posais en photo avec ce brushing, cela me ferait un tout autre effet…

  4. Moi je suis prêtes à dépenser des fortunes pour avoir le bon reflet, la bonne matière, le bon mouvement, la bonne couleur, le bon soin, la bonne coupe…est-ce mieux? Tout ça pour se rassurer et être reconnu par sa tribu. Mon cher et vénéré Fred, gourou de nos tignasses, dompteur de nos angoisses, tout ça ne fait que confirmer ce que tu essaies de nous faire rentrer dans le bulbe depuis….un bon moment déjà, à savoir l’importance disproportionnée (à l’image de ces brushings over brushés) qu’on a donné aux cheveux dans notre société, et ce depuis que la coiffure existe. Fut une époque où on se mettait des bateaux dans la perruque, c’était pas complètement chelou ça?!!!

  5. Etant une ancienne coiffeuse (j’ai 66 ans), je peux vous dire que j’ai tout connu. Les permanentes à chaud, à froid, les mise en plis avec séchoir ET les brushings. Croyez moi, le brushing est super fatiguant pour l’ouvrière (mal aux épaules, aux bras), sans parler du bruit ! Cela faisait peut-être partie (aussi) du « plaisir » de la coiffée. Demandez à Mme Chirac ce qu’elle en pense ! Et Fred (sans vouloir t’offenser), peut être que la dame citée en exemple pouvait se payer ses brushings sans les sous de son mari ? Heureusement que tu bosses pas pour Causette, tu te ferais scalper 😉

  6. Coucou, la dame en rose me fait penser à la maman de « miss find »!!!! Hi Hi Hi
    Je ne suis pas tout à fait bourg’ mais presque !!!
    Je suis prêté à dépenser cette jolie somme en coiffeur, si tant est que ce soit le bon!!
    Celui ou celle qui comprendra mon « on coupe mais on garde les longueurs « ! Lol
    Et qui me suivra dans des couleurs et des coupes trop belles!!! Voilà voilà!!!
    Bon week end….:-)

  7. Une réminiscence du Roccoco pré-révolutionnaire ? du brushing choucrouté des 60’s ? Ou juste un inconscient capillaire selon lequel plus tes cheveux sont gonflants et maîtrisés, plus ton rang social est immédiatement visible ? Après la révolution, les femmes ont coupé leurs cheveux au profit de petites coupes minimalistes sous Napoléon. Après 68 et les pièces montées des 60’s, elles ont abandonné les brushings pour du flou, de la longueur. Dans les années 20, la coupe à la garçonne a remplacé les coiffures vaporeuses et ultra-techniques. A chacune de ces époques, les femmes ont refusé la hiérarchie socio-capillaire exhibée dans les choucroutes…

  8. La seule et unique fois où je suis allée aux EU j’ai dû prendre l’avion sur une ligne intérieure de Philadelphie à Las Vegas.
    J’attendais. Et comme j’aime bien regarder les gens, j’ai aussi regardé les gens. Quasi en face de moi il y avait une femme très menu. Elle était vraiment toute petite. Mais sur sa tête, mes ailleux ! Une choucroute ! C’était tellement énooooooorme que c’en était totalement disproportionné avec son visage, son corps. A un moment je me suis même dis que non, c’est pas possible, c’est une perruque. Ça avait le volume des coiffures des Jackson five, voyez…. mais sur une femme blanche.
    Sa tête était toute énorme et apprêtée façon meringue, et elle était simplement vêtue d’un jogging (haut et bas) de chaussures de « sport » à talons compensés et elle avait sortie toute la quincaillerie : bagues, bracelets, collier, montre…
    C’étaient mes premières heures aux EU, et c’était comme dans mes rêves les plus fous : un improbable grand n’importe quoi. J’ai adoré ! 🙂

  9. Coucou,

    Moi sa me fait penser a ma grand mère qui tout les samedis allez chez son coiffeur. Et je la revois dans la salle de bain faire des retouches en mettant des tonne de laque, j’adore l’odeur de la laque depuis ce temps la. C’est une de mes madeleine de Proust

    Bonne journée
    Edwige

  10. jAimerai bien que toutes mes clientes viennent se faire choucrouter tte les semaine et me lache 41000e 🙂 plus silmple pour faire des previsions de CA .

  11. J’ai toujours connu ma grand-mère avec la même coiffure. MAXI VOLUME la mémé ! Peut-être que pour elle c’est un moyen d’expression (aha) : couleur, volume, frisettes, mise en pli.
    Ben ouai, elles n’avaient pas de sneakers panthère pour affirmer leur staïle ELLES.

  12. Comme Edwige et Raphaëlle, ce genre de brushing me fait penser à ma grand-mère ! Blonde platine « brushée » jusqu’à ces 87 ans un passage chaque vendredi chez son coiffeur même au fin fond de la Normandie. Remise en place des quelques mêches récalcitrantes avec la queue toute fine de son peigne ! Et oui aussi, l’odeur de la laque en maxi format pour faire tenir le tout ! Même après une nuit de sommeil j’avais l’impression que sa coiffure n’avait pas bougé !

  13. Les femmes perdent leurs veuchs avec la chute des hormones…c est pas glamour mais je penses que c’est le pourquoi du comment du succès du brushing caniche. On compense par le volume. Ceci dit je penses qu il est bien dommage de ne plus voir de « mamie chignon » , une fois passées dans les mains de leur coiffeur elles ont toutes la même petite coupe, ma chère maringouin été la première.

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